LE SIROP D'LA RUE (F-CH)


LE SIROP D'LA RUE – MANOUCHE & CHANSON 

Français La violence, la beauté, la dramaturgie de textes anciens, mélées à la force musicale projetée par le groupe donne une magie, une lumière particulière aux prestations scéniques: que ce monde passé existe au-delà de" l'animation" a véritablement du sens, de la noblesse...cette musique n'est pas morte, ces textes sont puissants et parlent au présent de ce monde. Le Sirop d'la rue tremble pour cela...

 

Le sirop d’la rue c’est la fougue et la liberté nous faisant frissonner sur les mots de Brel, Piaf ou Gainsbourg en leur insufflant l’énergie du jazz manouche et de la musique tzigane. Le Sirop d’la rue revisitent les grands standards qui ne semblent pas vouloir vieillir et les inscrivent dans notre temps en modernisant arrangements et intentions. L’interprétation exceptionnelle de Stéphanie nous donne le sentiment que toutes ces chansons ont été écrites par elle-même. Aurions-nous oublié que les plus grands chanteurs étaient avant tout de grands interprètes et que ce métier est le plus beau que la chanson fasse vivre ? Alors on va s’en prendre une belle grosse louche – ça va faire mal Johnny !


Deutsch Dieses Quintett ist ein kleines Wunder und alles andere als eine gemeine Chanson-Cover-Band. Sängerin Stéphanie gehört zur seltenen Gattung von Künstlern, von denen man denken könnte, dass sie sich ihres Talents nicht wirklich bewusst sind – eine wahre Perle – welche Stimme, welche Ausstrahlung. Chanson-Klassiker von Piaf, Brel oder Gainsbourg werden in exzellenter Manouche-Manier frische Lebensgeister eingehaucht. Besonders Stéphanies Quastana aussergewöhnliche Interpretationen und Lead-Gitarrist Samy Dibs Spiel machen den Abend definitv zur Sternstunde.



TOURNÉE CH

2017

16.12 Courtelary, Fahriété

2018

27.01 Musique am Berg, Schwägalp

28.01 Chexbres, Caveau du Coeur d'Or

16.02 Brig, Kellertheater

09.03 Cossonay, Théâtre du Pré-aux-Moines

21.04 Marin, Espace Perrier


Stéphanie Quastana chant
Alexandre Saintives
guitare
Samy Dib
guitare
Florent Tissot
batterie
Nicolas Penz
contrebasse

Jonathan Delachaux clarinettes



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PRESSE

 

Bertrand Durovray

«Le sirop d’la rue» sur scène: trois concerts exceptionnels

 Article publié le 28/03/2015

 

ANNEMASSE – Après une prestation remarquée en «after» du concert de Juliette Gréco, en janvier dernier, «Le sirop d’la rue» réinvestissait le centre culturel de Château-Rouge, du 16 au 8 janvier 2014, pour trois cafés-concerts extraordinaires. Récit.

 

Voir «Le sirop d’la rue», sur scène, est une chance. Assurément. Un de ces moments de grâce où tout, du choix des chansons à leur orchestration et surtout, à leur interprétation, est en synchronie. Le chanceux public de Château-Rouge a encore pu le constater, la semaine dernière, à l’occasion des trois prestations exceptionnelles que le groupe a réalisées.


Exceptionnelles, les prestations du «Sirop…» le sont, pour de multiples raisons. Cela est dû à la qualité du répertoire, sans aucun doute. Qu’il s’agisse de titres de Serge Gainsbourg, le Gainsbourg des débuts, jazz aux paroles ambitieusement littéraires, qui correspond précisément au style du «Sirop…». Avec «L’alcool», «Black trombone» ou bien sûr «Le poinçonneur des Lilas» que Stéphanie Quastana, la chanteuse, interprète aux confins de la folie, illustrant par-là l’aliénation que provoquent tous ces «petits trous» dans l’esprit du contrôleur de la RATP; Mais aussi d’Edith Piaf (ou plutôt Piaf dans une réinterprétation proche de celle que peut en faire Zaz, par exemple). Tant il est vrai que l’orchestration manouche incite à ce rapprochement. Quand elle entonne «La foule», Stéphanie, sans rien renier à son talent, se mue alors en conteuse. C’est là qu’elle puise sa force (là, et dans ses capacités vocales pour le moins incroyables), dans le sens qu’elle donne aux mots qu’elle chante. 


Du contrebassiste au batteur et au guitariste rythmique, tous les musiciens de cette formation (électro)acoustique sont excellents; avec une mention spéciale à attribuer cependant au guitariste soliste, Samy Dib, pour sa technique, sa musicalité mais aussi sa faculté (la sienne et celle qu’il insuffle au groupe) à se réapproprier des chansons pourtant maintes fois entendues. C’est évident tout au long des une heure vingt que dure le concert, mais cela frappe particulièrement sur «Pauvre Martin» de Brassens, timide ballade triste de l’ami Georges, alors débutant, que «Le sirop…» sublime, musicalement, durant près de cinq minutes. Et pour qualifier la prestation de Stéphanie sur ce titre (sur l’ensemble du répertoire, également), c’est le terme d’«habitée» qui correspondrait le mieux. Qu’elle chante la prostituée attendant en vain son accordéoniste d’amoureux parti mourir à la guerre («L’accordéoniste»), le client compatissant de ces mêmes prostituées («La complainte des filles de joie») ou ce pauvre Martin bêchant sa vie entière, et jusqu’à sa propre tombe, Stéphanie habite ses chansons, au sens où un comédien campe un rôle. Sauf qu’ici, rien n’est sur-joué; tout sonne juste, sans une once de fausse note.



Réentendre comme pour la première fois


Et quand elle poursuit, seule s’accompagnant à la guitare, le temps d’un titre, c’est encore pour surprendre avec un Brel moins attendu. Là, il n’est plus question de performance, mais d’émotions, et les mots de «Il nous faut regarder», à l’instar d’autres au demeurant, brillent soudainement d’un tout nouvel éclat. Les titres que l’on ne connaît pas, on les écoute avec attention (ô, privilège ultime d’entendre aujourd’hui encore des chansons dont les textes retiennent l’attention!). C’est le cas de «Cocaïne» (de Nitta Jo) ou encore de «La bérézina»: Tu le sais bien qu’on aurait dû mourir au moins mille fois / Mon vieux copain, la bérézina / Tout ça c’est du rab, ne l’oublie pas / Ne l’oublie pas.


 Quant à toutes les autres, que l’on connaît par cœur pour certaines («Amsterdam», «Vesoul», «L’hymne à l’amour», «Il est cinq heures, Paris s’éveille»…), on les réécoute comme si c’était la première fois. Comment «Le sirop d’la rue» réussit-il ce miracle de redonner à entendre, comme neuves, des chansons qui ont parfois cinquante ans? C’est tout le talent du groupe, entre respect absolu au répertoire et libertés inspirées, à l’image du human beatbox que Stéphanie ose sur «Pauvre Martin», préfigurant les battements du cœur du héros, alors qu’il se meurt. Pas de doute à cela: Brel, Brassens, Gainsbourg, Vian et tous les heureux auteurs, compositeurs et interprètes repris lors de ces trois prestations à Château-Rouge, ne peuvent qu'être fiers qu’en 2014, on joue encore leur musique. Et qu’on la joue, surtout, avec cette intelligence.


2016 schrieb das Zürcher El Lokal

Die Kraft, die Gewalt, die Liebe, die Schönheit, die Poesie, die Dramaturgie alter Texte, aufgemischt mit musikalischer Intensität & Bühnenplankenpräsenz von Le Sirop d'la rue macht schnell der grössten Dumpfbacke klar: Diese vergangene Welt lebt hier & jetzt. Jenseits des Jordans künstlicher Beatmung verströmt sie Weisheit, Noblesse & Aktualität. Dieses Quintett vollbringt wahre Wunder, macht aus exzellentem Wein noch besseren & ist alles andere als eine hundskommune Chanson-Cover-Band. Die Klassiker von Piaf, Brel & Gainsbourg erstrahlen in swingender Manouche-Gipsy-Manier; frisch & unverbraucht. Aussergewöhnliche Interpretationen einer aussergewöhnlichen Sängerin – es ist, als hätte Stéphanie Quastana diese Lieder selber geschrieben. Für sich & ihre grossartige Band: Samy Dibs – Gitarre; Alexandre Saintives – Gitarre; Nicolas Penz – Kontrabass; Benjamin Riggi – Drums. Der Bandname sei übrigens der Slangausdruck für ‹die blutigen Knie der Kindheit›. Wahrlich, le paradis perdu se trouve sûr nôtre Îsle de Zurich – et oui, ça va faire mal, Johnny!


ILS SONT PASSÉS PAR LÀ...

2017

Bienne, Le Singe

Monbonnot (F)

2016

Thalwil, Kulturraum

Neuchâtel, Le Salon du Bleu Café

Biel, Pod'Ring Festival

La Chaux-du-Milieu, Moultipass

Flawil, Kulturpunkt

Wädenswil, Büele Sessions

Zürich, El Lokal

 

Zürich, Festival Chansons en Stok

Wädenswil, Pâqu’son Festival

Les Plans sur Bex, L'Annexe

Horgen, Atelier Hinterrüti

Morges, Paillote Festival