MORAN


Prochaines tournées Suisse du 3 au 7 mai 2017

et du 19 au 22 septembre 2017


Les mots sont sa matière première. Grand fan de Léo Ferré et

de Bob Dylan, il caresse volontiers l’idée d’un mariage entre le folk américain et la chanson.

Le silence des chiens – nouvel album 2016 

Un album entièrement fabriqué à deux pour un concert en duo. Jeff Moran: poète, chanteur, compositeur et insoumis. Thomas Carbou: guitariste du monde, rebel, fier et hyperactif. Sur un fond projeté d’images et de vidéos créées par l’artiste peintre et réalisateur Mike Pelland inspirés par la poésie de Jeff et la virtuosité de Thomas, ce spectacle vous emmènera dans l’ambiance d’un sous-sol de la rue Casgrain à Montréal, au moment de la création des chansons… Lampes de chevet, amitiés, colères tranquilles, bonheurs fragiles… une trop brève suite de longues histoires courtes poussées à la sueur de rien pour un peu essayer de briser le silence des chiens.

 

« Puisque je crois qu’il ne suffit plus d’y croire,

que nous sommes tous un peu aveugles,

debouts, plantés dans l’intérieur…

Puisque tu dis qu’il faut bien essayer

Où donc ira le cavalier,

quand on l’aura laissé tout seul?

Et où ira le monde entier,

quand il aura fermé sa gueule? »




IL EST PASSÉ PAR LÀ...

TOURNÉE du 16 au 26 mars
La Chaux-de-Fond, Concert privé
Les Plans sur Bex, L'Annexe
Orbe, Hessel
Toulouse, Bijou
Delémont, Le Temps des Cerises
Sembrancher, L'Atelier
Saignelégier, Le Café du Soleil
Genève, Concert privé

2016

ME 02.03 RTS La Première, Paradiso

JE 03.03 Sézenove, L'Ancre Bleue

VE 04.03 La Chaux-du-Milieu, Moultipass

SA 05.03 Orbe, Hessel

DI 06.03 Bienne, Théâtre de poche

MA 08.03 Beaucourt, Chant'appart

ME 09.03 Alle, Au Pili PIli

JE 10.03 Flawil, Kulturpunkt

VE 11.03 Berne, Ono

SA 12.03 Saint-Saphorin, Caveau des Vignerons (Caveau du Coeur d'or en cavale)

DI 13.03 Burgdorf, Berthoud Festival

LU 14.03 Zürich, El Lokal

MA 15.03 Concert privé

ME 16.03 Orbe, Hessel –  Thomas Carbou solo

JE 17.03 Clermont-Ferrant (F)

VE 18.03 Porte-lès-Valence (F), Train Théâtre

SA 19.03 Carouge, Bars en Fête au Box

DI 20.03 Winterthur, Alte Kaserne

2014

La Chaux-de-Fonds, Café L'Entre-Deux

Sainte-Croix, La Grange de Culliairy

Burgdorf, 1,2,3... chanson im Stadthauskeller

Wädenswil, Wädensville Skyline

Zürich, El Lokal (support for Mick Harvey)

2013

Zürich, Pa-dam... Pa-dam... @ Keller62

Genève, Bars en fête

Genève, Voix de fête

Lausanne, RTS

Alle,Pili-Pili

Sainte-Croix, La Grange de Culliairy

Genève, Le Némo – en partenariat avec La Teuf

Yverdon, concert privé

2012

Zürich, Festival Chansons en Stok!


TOURNÉE du 3 au 7 mai
MER 03.05.17: Lausanne, Maison Quartier Sous-Gare
JEU 04.05.17: Vevey, Le Bout du Monde
VEN 05.05.17: Wädenswil, Wädensville Skyline
SAM 06.05.17: Burgorf, Concert privé
DIM 07.05.17: Sainte-Croix, La Grange de Culliary

 

TOURNÉE du 15 septembre au 2 octobre
MAR 19.09.17 Option Zürich
MER 20.09.17 Option Zürich
JEU 21.09.17 Option Zürich
VEN 22.09.17 Rüti, Sternenkeller
SAM 23.09.17 France
DIM 24.09.17 Suisse-France

...tournée en France


Tournée

Duo:

Jeff Moran Chant, guitare

Thomas Carbou Guitare

Trio:

Sly Drums


DISCOGRAPHIE

Le Silence des Chiens (2016)

Sans Abri (2012)

Mammifère (2010)

Tabac (2006)



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TEXTES DIVERS

LE DEVOIR
29 avril 2016 | Sylvain Cormier | Musique

Moran, vers la chanson «sans orgueil»
Le chanteur Moran lance son quatrième disque, «Le silence des chiens».

De mon bord de la table de cuisine, je lui raconte mon expérience d’écoute. Il me regarde avec des yeux très ronds et très fixes. Je lui dis qu’au deuxième couplet de Merveilleux, la première chanson de son quatrième album, il y a eu comme un arrêt sur image. Je n’ai pas pesé sur pause et pourtant, la Terre a cessé de tourner. « Et toi qui aimes comme on assomme », chantait-il sur le ton grave de sa voix grave. Les mots se sont détachés. Une petite éternité. Et puis la chanson s’est poursuivie. C’est l’effet qu’il fait presque partout sur Le silence des chiens. Partout des bouts de chansons qui vous empoignent. Un autre exemple ? « Si ce n’est pas chez toi où ira mon désir », à la toute fin de Chez toi : ça cloue, on reste en croix.
 
« Si ça te fait cet effet-là, j’ai peut-être réussi quelque chose… » commente Jeff Moran en souriant. Légèrement. Et citant Stéphane Lafleur d’Avec pas d’casque l’instant d’après, pour relativiser. « Écrire une chanson comme L’amour passe à travers le linge, c’est à ça que tous les auteurs de chansons aspirent, moi compris. Arriver à dire le grandiose à travers une phrase qui a l’air simple mais qui ne l’est pas du tout, finalement. Ça pourrait être l’antithèse de la poésie, mais c’est plutôt la réussite du combat perpétuel entre la forme et le fond. » J’ajoute : on reçoit une telle image comme si elle allait de soi. Il continue sur sa lancée. « T’es pas dans la narration parfaite d’un Aznavour, t’es pas non plus dans le grand bain de jeux de mots des paroliers de Bashung, t’es en même temps dans le premier degré rentre-dedans et le poétique absolu… Et ça se chante ! J’appelle ça un chef-d’oeuvre. »
 
Dans ce quatrième disque sans grand décor d’instrumentation derrière lequel se cacher, donné à deux guitares et presque rien d’autre avec Thomas Carbou, chanté le plus souvent seul (sauf pour Tic-tac avec sa compagne Catherine Major, et pour sa reprise de Soirs de scotch avec Luce Dufault), Moran aborde plus que jamais auparavant la question de front. Cette idée d’une poésie chansonnière qui va loin, qui dit beaucoup, mais sans ambition poétique affichée. C’est même nommément dit dans une chanson qui s’intitule L’orgueil : « Et si déjà j’t’avouais ça / Tout simplement / Sans poésie et sans orgueil / Putain d’orgueil […] J’suis pas si vieux / Mais quelques fois / J’ai peur pourtant / D’avoir tout dit / D’être un recueil de mes mensonges. » Il est passablement nu, là, Moran, se dénonçant et s’assumant à la fois. « Je pense que cette chanson, c’est le résumé de tout ce que j’ai essayé d’écrire et de composer dans ma vie. C’est même la marche à suivre pour la suite. Oui, j’ai un langage, une manière poétique, je ne viens pas de Ferré pour rien, mais je veux de plus en plus écrire sans orgueil. »
 
Un recueil en supplément
 
Un recueil de ses textes de chansons paraît en même temps que l’album, pour ainsi dire en complément de programme : ça permet de mesurer. La part d’orgueil, la part d’humilité, la part de pur talent de parolier. Textes de ses quatre disques, textes écrits pour d’autres : on y comprend que les mots lui viennent comme d’autres respirent, et que tout le travail, depuis qu’il a écrit Caféine pour le concours Ma première Place des Arts en 2005, consiste à juguler le flot. « Il y a eu comme un déclic. Ça m’avait pris des décennies pour me rendre là. Ça s’est mis à sortir. Et plus ma vie est pleine, avec les enfants qui remplissent la maison, avec les spectacles en Europe, moins j’ai le loisir de passer des jours sur une chanson. Si je prends, par exemple, sur le dernier album de Catherine, Nos délicats. Elle a joué la mélodie dans la maison, elle est partie faire l’épicerie, et je lui envoyais les couplets, l’un derrière l’autre, à l’épicerie. Elle est revenue, s’est assise au piano, a chanté tous les couplets sur sa mélodie, et la chanson n’a pas changé depuis. »
 
C’est sa chance, avoue-t-il. Son accès direct à lui-même. Pas le temps de se regarder rimer, histoire que ça rime à quelque chose. Pas le choix, Moran se fait confiance. D’autres lui font confiance aussi. Les amateurs de chanson d’auteur en Europe l’ont adopté (17 spectacles en 19 jours, rien qu’en mars dernier), ça rassure. « Ils comprennent des textes de moi, que moi, je ne comprends même pas ! » Il pouffe et ça rebondit sur les murs de la cuisine. « C’est la grâce d’une vie de famille intense, dans une vie d’artiste. T’es obligé de te connecter à ton outil intérieur. T’écris, c’est tout. Mais ça ne veut pas dire que tu ne cherches pas tout le temps à dire l’essentiel, et pas un mot de plus. »

2013

 Une remarquable aisance, un humour piquant, une voix de chambre à coucher, un univers un peu sombre rendu par une écriture très personnelle, une sensibilité de chat. Moran nait le 23 décembre 1973 au Québec dans une campagne profonde où le nombre de chevaux et autres bétails dépasse de loin celui des humains. La maison, la télé et la radio débitent de l’anglais, mais à table, on parle français. Aucun instrument de musique à l’horizon. 18 ans plus tard, au moment de quitter le nid familial pour la grande ville (Montréal), sa mère lui prodigue ce précieux conseil : « Tu peux faire ce que tu veux dans la vie, mais surtout pas chanteur!». Jean-François Moran s’exécute et se lance dans le théâtre d’impro et toutes sortes de petits boulots, dans la mode, les décors de cinéma, videur de boites de nuit, la liste est trop longue.